L’année 2026 restera gravée comme l’année de tous les records. Avec plus de 100 000 hectares de forêts ravagés par les flammes en France et plus de 500 000 hectares à l’échelle européenne, le bilan écologique et économique est dramatique. Cette vague d’incendies estivale succède immédiatement aux tempêtes majeures de l’hiver, Nils et Pedro.

Au-delà de la destruction immédiate, ce cumul de catastrophes crée un terreau extrêmement favorable au développement massif de parasites et de crises sanitaires d’ampleur. Un cercle vicieux s’installe : les arbres affaiblis deviennent la cible des ravageurs, fragilisant encore davantage les massifs face aux futurs coups de vent et aux départs de feu.

Pour briser cette engrenage, la startup goodforest, incubée au sein des incubateurs Innovact et Quest for bioeconomy, apporte aux acteurs du monde forestier une capacité globale de gestion des risques inédite, propulsée par la synergie entre l’imagerie satellite et l’intelligence artificielle.

Détection précoce des crises sanitaires : intervenir avant l’irréparable

Pour les gestionnaires forestiers et les propriétaires, la réactivité est l’unique rempart contre la perte de valeur des massifs. Goodforest surveille les forêts en continu pour détecter les premiers signaux faibles de dégradation sanitaire ou d’attaques d’insectes (comme les scolytes).

    • Grâce à la précision des données satellitaires analysées par IA, les professionnels peuvent :
    • Détecter le stress hydrique et végétal dès les premiers stades.
    • Procéder à des coupes sanitaires ciblées avant la propagation de la maladie à l’échelle du massif.
    • Limiter drastiquement les pertes financières des propriétaires en préservant la qualité du bois sur pied.

Expertise et indemnisation : accélérer la reprise après sinistre

En complément de la prévention, goodforest s’impose comme un partenaire technologique stratégique pour les assureurs. Suite aux sinistres majeurs, l’évaluation manuelle des surfaces détruites peut prendre plusieurs mois.

Lors des violents incendies de cet été en Gironde, goodforest a prouvé la puissance et la rapidité de ses algorithmes en analysant près de 100 dossiers couvrant plus de 12 000 hectares en seulement 15 jours.

Ce déploiement, réalisé notamment aux côtés de Groupama Forêts Assurances, a permis d’accélérer considérablement le traitement des dossiers de sinistres et le versement des indemnités aux assurés, condition essentielle pour réengager rapidement les travaux de reboisement.

Évaluation post-tempête : anticiper les dégâts hivernaux

Les crises estivales précèdent malheureusement la saison des tempêtes hivernales. anticipant ces risques majeurs, goodforest développe d’ores et déjà des modèles d’évaluation avancés post-tempête.

Pour parfaire ses outils d’analyse de chablis et de dégâts causés par les vents violents, la jeune pousse collabore avec des leaders mondiaux de l’assurance :

    • XLB Assurances, 1er assureur en France dans le domaine forestier.
    • Liberty Mutual, 9ème assureur mondial, spécialisé dans l’assurance paramétrique et les modèles d’évaluation des dommages climatiques.

Reconnaissance : lauréat du prestigieux concours d’innovation national i-Lab 2026

La vision et l’excellence technologique de goodforest viennent de recevoir la plus haute distinction de l’écosystème entrepreneurial français : goodforest est officiellement lauréat du concours d’innovation national i-Lab 2026, opéré par Bpifrance dans le cadre du plan d’investissement France 2030.

Qu’est-ce que le concours i-Lab ?

Né il y a plus de 25 ans sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, i-Lab est le concours de référence pour les entreprises Deeptech en France. Il récompense les projets technologiques les plus innovants, issus de la recherche publique ou privée, à fort potentiel d’impact.

Une sélection d’une sélectivité extrême

Décrocher la distinction i-Lab constitue un véritable tour de force pour une startup :

    • Une concurrence nationale féroce : Chaque année, l’appel à projets réunit entre 500 et 600 candidatures de très haut niveau sur l’ensemble du territoire.
    • Un taux de réussite sous la barre des 12 % : Le jury national, composé d’experts scientifiques, d’industriels et d’investisseurs de renom, n’accorde le précieux sésame qu’à une soixantaine de projets par an (69 lauréats sélectionnés lors de l’édition 2026).
    • Une évaluation sans concession : Les projets sont audités selon des critères drastiques : rupture technologique, viabilité du modèle économique, maturité de l’équipe et impact environnemental direct.

Pour goodforest, cette consécration apporte non seulement un financement clé pour accélérer sa R&D, mais valide auprès de toute la filière (assureurs, gestionnaires, institutions) la fiabilité scientifique et la valeur stratégique de sa solution.

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